Denis Florkin, 100% remote

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Notre Lead Engineer Developer Denis Florkin travaille en full remote depuis toujours. Il nous livre quelques conseils.

Devenir développeur, ce n’était pas vraiment prévu dès le départ pour Denis Florkin. Et pourtant… De la communication au code, il n’y a qu’un pas qu’il a vite décidé d’emboiter. En 2019, le Liégeois de 32 ans devient le Lead Back-End Developer au sein de Stoomlink. Depuis 2021, il est Lead Engineer Developer.

Son premier bureau à la maison

Après un bachelier en Communication et en Ecriture multimédia, Denis décide très vite de se former en Web, pour devenir développeur.  

Sa première mission? Pour Cloud In en 2016. Située à Copenhague, l’entreprise privilégie le « remote ». De quoi découvrir une nouvelle manière de travailler, avec une équipe européenne. « J’étais Frond-End développeur pour la compagnie. La designeuse était de Lituanie, le manager du développement lui était de Bruxelles. » Evidemment, il fera quelques sauts au Danemark pour le boulot, mais le reste se fera depuis son bureau à la maison, à Liège pendant trois ans.

Et ça lui convient très bien. « J’ai toujours été un peu casanier. Déjà quand je filmais et photographiais, j’aimais beaucoup les moments de postproduction au calme à la maison. Et j’aime toujours autant aujourd’hui en tant que développeur.

Cette première équipe avait l’habitude du travail en remote. J’ai donc appris énormément à leur côté. Et puis, la team me poussait vers le haut en permanence, c’était très motivant.« 

De meetee à mentor chez Stoomlink

Après plusieurs missions en Freelancing pour Stoomlink, Denis est engagé! De mentee (apprenti) à son ancien job, il devient mentor au sein de Stoomlink. « Cette position de mentorship signifiait plus de responsabilité. Un vrai challenge ! » D’ailleurs, depuis 2021, il est encore monté en grade puisqu’il est aujourd’hui Lead Engineer Developer.

Le bureau de Denis Florkin

REMOTE : SES 5 CONSEILS 

1. L’importance du rituel

Lorsqu’on commence à télétravailler, le plus difficile est sans doute de se tenir à un horaire de bureau. Beaucoup d’employés forcés au télétravail ont d’ailleurs la propension de travailler plus longtemps que d’habitude. Tout est question de discipline et de rituel, assure Denis Florkin.

« Chaque matin, je me lève, je bois mon café dans le salon et puis je vais dans mon bureau. C’est mon endroit de travail. Quand la journée est finie, j’en sors et c’est fini. Il faut délimiter les espaces. »

Evidemment, tout le monde n’a pas la chance d’avoir une pièce à transformer en bureau. « S’il n’y a pas de pièce dédiée à cet effet – ça m’arrive de travailler dans la cuisine lorsque ma copine réquisitionne le bureau – , alors il faut mettre en place un « rituel » pour passer en mode travail. » 

Pas évident de vous tenir à un timing? De rester concentré sur votre tâche? Denis conseille d’essayer la méthode Pomodoro, qui consiste à compléter ses tâches par tranches de 25 minutes, espacés d’une pause de 5 minutes.

Dans un monde toujours plus complexe, cette méthode ultra simple fait du bien.

2. Des priorités sur le moyen-long terme 

Ultra important selon Denis: connaître les priorités de sa boîte, histoire de pouvoir être indépendant face à des choix à prendre.

« La notion d’organisation et de communication, en télétravail, est primordiale. Grâce à une bonne communication et une bonne vision sur les priorités et la mission de la compagnie, il n’y jamais ‘rien à faire’ et tu peux avancer plus facilement en solo. Avoir un  ‘path’ (sic) clair de travail pour la prochaine heure, la prochaine journée et la prochaine semaine, permet de ne pas subir mais d’avancer. »  

3. Vive l’asynchronicité

Qui dit remote dit nouvelle manière de travailler. On évite les vidéoconférences par dizaine, priorité à l’asynchronicité.

« C’est la différence entre un appel et un sms. Quand je t’appelle, tu es obligé de laisser tomber tout ce que tu fais et de répondre. Si je t’envoie un sms, tu peux y répondre quand t’as le temps. »

Bref, évitez les micro-interruptions ! Priorité au management qui mise sur l’efficacité et non sur le contrôle.  

4. Une bonne communication

Encore une fois, tout est question de communication. « Les membres de la compagnie doivent être sur la même longueur d’onde. Il faut éviter tout quiproquo, commente Denis. La communication écrite a d’ailleurs cet avantage, je trouve, de forcer les gens à coucher leur pensée sur papier, avant de l’envoyer. Il y a ainsi une trace de la communication. Rien n’est caché et tu peux y revenir par après. »

5. En remote mais pas solitaire

Qui dit remote ne signifie pas être seul du lundi au vendredi. « Garder une dynamique de groupe est très importante. Les call audiovisuels sont une bonne solutions, dans une certaine mesure. C’est important de ne pas abandonner complètement le synchrone, au contraire.

Chez Stoomlink, il y a notamment le daily (call quotidien de 10 à 15 minutes avec l’équipe). On peut dès lors décider de se bloquer à deux un call pour se concentrer sur un problème. C’est le pair-programming. Cela permet d’ailleurs d’augmenter la qualité du code. » 

Trois petites infos sur Denis  

  • Il ne regarde que des séries ayant un score supérieur à 8 sur IMDb. La dernière grosse claque en date: « The Queen’s Gambit ». 
  • Il aime cuisiner. « Je fais des hamburgers, avec de la bonne viande et une bonne petite sauce. Je cuisine aussi un bon risotto aux champignons et ail. » (NDLR : Nous aimerions confirmer l’info, mais il ne nous a jamais invité…)
  • Il travaille régulièrement le week-end. « Je veux devenir meilleur à ce que je fais. Developpeur, c’est un job où il faut rester alerte. Ce que j’essaye de faire tant que faire ce peu. »